La Pêche à la Traine - Jean Garcia


Crédit Photo : CCTR Réunion
Il existe trois méthodes de pêches à la traine :

- La traine rapide avec un leure artificiel.
- La traine semi rapide avec un appât naturel mort .
- La traine lente avec un appât naturel vivant.

 

La traîne rapide au leurre artificiel.
La technique, connue de bien d'entre-vous, consiste à traîner des leurres artificiels a une vitesse permettant de faire croire au prédateur qu'il se passe une chasse ou une poursuite .La combinaison des différents éléments ( bruits de certains leurres, nages, couleurs,éclaboussures, sillages) excite l'instinct du prédateur et déclenche son attaque. Tout ceci paraît simple, pourtant nous avons rencontré de nombreux pêcheurs qui négligeaient certaines des règles les plus élémentaires de cette technique et qui naturellement se plaignaient de leur peu de succès. Il nous semble donc important de les rappeler ici ne serai-ce que pour les débutants qui ne les connaîtraient pas encore.

1° - Plus on place de lignes plus on accroit ses chances de prises.
2° - On ne traine jamais assez vite.
3° - On traîne toujours trop loin.


Plus on place de lignes plus on accroît ses chances de prises. Pour donner une illusion de chasse, le nombre de leurres doit être important . Si vous pêchez avec une, voire deux lignes dans l'eau, vos chances d'avoir un départ est quasi nul . Le minimum est de mouiller trois lignes, cinq paraît l'idéal, plus est parfois difficile à gérer. Selon les leurres utilisés on peu traîner entre 6 et 10 noeuds. Les squids ou calamars doivent flapper et projeter de l'eau en permanence. Certains leurres doivent rentrer et sortir de l'eau.Regardez comment vos leurres travaillent et adaptez la vitesse de traîne sur eux et non sur votre compte tour.Ceux qui affirment que le poisson a peur du bruit des moteurs et qu'il faut traîner loin se trompent. Le poisson s'habitue très bien au bruit des moteurs ce sont les changements de régime qui l'effraie. La bonne distance est comprise entre 15 et 35 mètres.Vous avez 20 m pour régler la distance de vos leurres en fonction de leur nage respective.

Le choix des leurres.
Les fabricants de leurres ont une ingéniosité qui n'a pas de borne. Combien d'entre nous se sont fait prendre,avant les poissons, par ces choses aux couleurs chatoyantes, qui,derrière leurs blisters en plastique, vous jettent des regards envoûtants de leurs gros yeux plus vrais que nature ? Quoiqu'il en soit, le choix des leurres dépend : du lieu de pêche, du temps qu'il fait, de l'heure ... A moins de connaître parfaitement les lieux, vous devrez essayer de savoir ce qui fonctionne bien dans la région,quitte à espionner les pécheurs locaux, ( attention certains indigènes protectionnistes partent du port avec leurs cannes armées de leurres qu'ils n'utilisent pas en mer, gare à l'intox ! ).Ce que nous pouvons vous conseiller en toutes circonstances est de ne pas hésiter à changer vos leurres tant que vous n'avez pas eu de résultats.


La traine semi rapide avec un appât naturel mort . La méthode consiste à traîner des appâts naturels morts flappants en surface,(en général des bonites, chinchards. Attention au réglage du frein de vos moulinet ! contrairement à la pêche au leurre artificiel, ou le poisson est ferré dès l'attaque, le poisson doit avalerrl'appât, le marlin ne doit donc pas sentir de résistance si non il rejette l'appât. Cette phase peu être assez longue si l'appât est gros. Il doit y avoir une parfaîte entente entre le skipper et le pêcheur, c'est ce dernier qui, l'orsqu'il sent que le moment de ferrer est arrivé, donne l'ordre d'accélérer le bateau tout en actionnant son frein. Si l'appât à bien été engamé, on à peu de chance de perdre le poisson, l'hameçon étant le plus souvent planté dans son estomac. Si par malchance le marlin se pique dès la touche, il recrache aussitôt l'appât. Dans ce cas tout dépent de vos réflexes car il vous faudra freiner le plus rapidement possible pour essayer de récupérer le poisson avant qu'il ne le recrache ce qui est pratiquement impossible. Une autre méthode consiste à laisser trainer dans l'eau une grande boucle de fil entre la pince du tangon et la canne. Au moment de l'attaque la pince libère le fil, le poisson ne sent aucune résistance et brusquement le fil se tend et ferre le poisson.

Les montages de l'hameçon sur l'appât. Les montages de l'hameçons sur l'appât sont nombreux, chaque région ayant ses préférences. Dans tous les cas il faut tenir compte des habitudes culinaires du marlin. Celui-ci en effet, attrape l'appât par la tête et le retourne avant de l'avaler. Au moment du ferrage l'hameçon doit être dans le bon sens c'est pourquoi dans presque tous les cas sa pointe devra ressortir vers l'arrière de l'appât.Ne pas oublier de coudre la bouche de l'appât afin d'éviter que l'eau ne pénètre à l'intérieur de celui-ci

Méthode "Classique" Méthode "New Zeland" Méthode "Catalina"
L'hameçon ressort par le ventre, le fil est fixé à la bouche L'hameçon ressort par le dos, le fil est fixé à la bouche. L'hameçon est fixé par un fil qui passe dans les orbites .
Trois lignes sont en général suffisante pour ce genre de traîne, si vous voulez exciter un peu plus le marlin et déclencher son instinct de prédateur vous pouvez mouiller devant les leurres une "daisy-chain" formée de 5 ou 6 gros calamars flappant..

La traîne lente à l'appât vivant.
La méthode consiste a traîner très lentement ( 3 noeuds ) un appât vivant, dans presque tous les cas une bonite ou un skipjack, un gros maquereau pourrait faire l'affaire les autres appâts étant moins pêchant.
Cette méthode déclenche presque systématiquement l'attaque du poisson, qui ne peu résister aux vibrations émises par la bonite qui est assez stressée de ce qui lui arrive.L'hameçon sera fixé en catalina, attention blesser le moins possible la bonite en passant le fil dans les orbites, car la bonite qui saigne meurt très vite et dans ce cas il vous faudra passer à la méthode précédente.Là aussi trois lignes seront un maximum , attention de ne pas dépasser une distance de traîne de 20 mètres la ligne centrale devra être carrément dans le remous.